Quelles charges déductibles au régime réel d’imposition du loueur meublé ? (LMNP/LMP)

En tant que loueur meublé réalisant des recettes inférieures au plafond du régime micro-bic (170 000€ HT en 2019), vous avez le choix entre deux régimes : le micro-BIC et le régime réel d’imposition.

Le régime micro-BIC consiste en un abattement forfaitaire pour frais sur vos recettes. Le taux est de 50% pour les locations meublée de courte à longue durée. En revanche, il est de 71% pour les meublés de tourisme classés, les gîtes ruraux ou encore les chambres d’hôtes. C’est un régime particulièrement simple à appliquer : lors de votre déclaration d’impôts vous reportez simplement le montant annuel de vos recettes brutes sur le formulaire 2042 C-PRO; l’administration fiscale appliquera automatiquement l’abattement.

Vous choisirez le régime micro-BIC si vos charges réelles déductibles sont inférieures à 50% de vos recettes. A l’inverse, si vos charges réelles déductibles sont supérieures à 50% de vos recettes, alors vous aurez tout intérêt à opter pour le régime réel d’imposition. Pour vous aider à faire la comparaison, voici une liste non exhaustive des charges réelles déductibles.

Les charges déductibles du LMP/LMNP au régime réel d’imposition ?

  • Les impôts : taxe foncière, Contribution Economique et Territoriale (CET),
  • les primes d’assurance,
  • les honoraires versés à des tiers pour la gestion du bien loué : agence location, administrateur de biens, avocat, comptable,
  • les achats : petits matériels d’une valeur inférieure à 500€, consommables en location courte durée,
  • les dépenses d’entretien et de réparation,
  • les dépenses de personnels : salaires et charges sociales,
  • les frais de gestion courante : frais postaux, téléphone, internet…,
  • les frais de procédure : honoraires d’avocat en cas de litige avec un locataire par exemple,
  • les cotisations sociales payées par les loueurs professionnels (LMP/LMNP en location courte durée réalisant plus de 23000€ et ne déléguant pas la gestion à une agence immobilière),
  • l’eau, électricité, gaz
  • les frais d’acquisition (notaire, ingénierie, droits d’enregistrement, honoraires d’agence…) peuvent être soit déductibles soit amortissables.
  • les amortissements (immeuble hors terrain, mobilier et matériel) et les travaux dès lors que le bien loué est inscrit à l’actif du bilan,
  • les intérêts d’emprunt, frais de garanties & de dossier,